Collectif Roosevelt.be | Un "New Deal" en 15 solutions pour éviter le krach ultime

Collectif Roosevelt.be

Un "New Deal" en 15 solutions pour éviter le krach ultime

Café Roosevelt : Partage du temps de travail

Le partage du travail actuel est un non-sens, qui provoque une énorme souffrance, aussi bien du côté de ceux qui travaillent 0 heures par semaine car ils sont sans emploi, que de ceux qui travaillent « plein pot » (et parfois trop) mais acceptent de plus en plus des emplois stressants ou médiocrement payés, car ils ont peur d’être dans la prochaine restructuration (« si tu n’es pas content, va voir ailleurs, d’autres prendront ta place.. »). 

Un autre partage du temps de travail et des richesses est possible et souhaitable. Jef Maes, Secrétaire Fédéral à la FGTB et spécialiste de cette question, et Olivier Derruine, auteur du blog "Délits d'initiés", viendront en débattre avec nous.

Lieu: Imagin'air Art Café, place Fernand Cocq 6 à Ixelles
Date: jeudi 21 mai 2015, 19:30

Ce partage inégalitaire du travail profite essentiellement aux actionnaires, dont les revenus n’ont jamais été aussi élevés. Alors qu’il a fallu 140 ans pour que la productivité soit doublée entre 1820 et 1960, elle a été multipliée par cinq depuis quarante ans. On peut donc produire autant avec cinq fois moins d’heures de travail. Du jamais vu !Voilà la principale explication du chômage et de la précarité qui rongent nos sociétés : notre incapacité collective à gérer des gains de productivité colossaux.

« La croissance » que beaucoup appellent de leurs vœux n’est plus au rendez-vous et n’était déjà plus capable, depuis plus de 30 ans, de maintenir l’emploi, puisque la production économique est de moins en moins intense en travail. Le partage du temps de travail est donc le meilleur moyen de s’attaquer frontalement au chômage de masse, d’éviter la récession, de sauver les retraites et de rééquilibrer la négociation sur les conditions de travail et sur les salaires.

En France, plus de 400 entreprises ont tenté l’expérience, créant plus d’un million d’emplois. En effet dans les années 1990, la loi Robien permettait de négocier un autre partage du temps de travail, par exemple la semaine de 4 jours, avec baisses de charges sociales conditionnées à un maintient du salaire et à des embauches compensatoires. Des entreprises de tailles et de secteurs très différents ont ainsi pris le temps de se réorganiser, de se former, et créé des milliers d’emploi sans que cela ne repose sur des carnets de commandes plus remplis. Les témoignages sont nombreux concernant l’amélioration de la qualité de vie, de la santé, de la créativité, de la motivation et la baisse de l’absentéisme des travailleurs passés à la semaine de quatre jours dans ce cadre.

Nos invités du jour:

- Olivier Derruine, auteur du blog "Délits d'initiés" sur la Revue Nouvelle

- Jef Maes, Secrétaire National à la FGTB

 

Vous pouvez retrouver ici les présentations powerpoint projetées lors de ce Café Roosevelt :

- La présentation d'Olivier Derruine "Réduction du temps de travail"

- La présentation de François Lambert (Roosevelt .BE) "Partager le temps de travail plutôt que la précarité"

- La présentation de Michel Cermak (Roosevelt .BE) détaillant la proposition portée par le collectif Roosevelt .BE et l'exemple des 400 entreprises françaises ayant appliqué le partage du temps de travail et créé des emplois.

 

En complément :

- L'article d'Olivier Derruine "Et si on réduisait le temps de travail à... sa durée légale ?"

Référence du livre de Pierre Larrouturou "Pour la semaine de quatre jours" et une interview assez complète de Pierre Larrouturou à ce sujet

- La page du Collectif Roosevelt français qui détaille la proposition et ses illustrations historiques